LE RÔLE DE L’APPRENANT DANS L’AFEST

28 avril 2020
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Dans l’AFEST, c’est l’apprenant qui est au cœur de son parcours de formation. Il en est le principal acteur, et le moteur. Il est donc essentiel de bien comprendre les caractéristiques de sa posture avant de lancer un parcours AFEST. 

POURQUOI PARLER D’APPRENANT DANS LE CADRE DE L’AFEST (ET PAS DE STAGIAIRE) ?

Dans les formations auxquelles nous sommes habitués, nous avons coutume de nommer celui qui doit acquérir de nouvelles compétences « stagiaire »., alors que dans l’AFEST, il est question d’apprenant. Cette différence sémantique est loin d’être anodine.

Qu’est-ce qu’un stagiaire ?

Un stagiaire, comme son nom l’indique, suit un stage, c’est-à-dire une activité temporaire, non définitive, qui a une date de fin précise et qui est scindée très clairement de son quotidien. C’est d’ailleurs l’un des piliers de la formation, car l’on a longtemps pensé que pour qu’une formation soit efficace, elle devait être séparée du temps (voire même du lieu) de travail. Cette vision a eu pour effet de biaiser la posture de celui qui apprend : placé hors du champ de l’exercice professionnel, il peut parfois peiner à faire le lien entre son activité et ce qu’il apprend, et risque donc de suivre la formation d’une façon passive.

Qu’est-ce qu’un apprenant ?

Dans l’AFEST, celui qui bénéficie de l’action de formation est un apprenant. L’usage du participe présent vient souligner que la montée en compétences se fait dans le cadre de l’action, dans le champ professionnel. Il est donc question d’acquérir des compétences opérationnelles, et donc d’être actif.

La question de la posture de l’apprenant est donc fondamentale, et se caractérise au travers de trois points clefs :
• La posture de l’auto-formation
• La capacité à devenir moteur de son apprentissage
• La capacité à tirer parti de ses erreurs

LA POSTURE DE L’APPRENNANT AFEST : DIRECTION L’AUTOFORMATION

Qu’est-ce que l’autoformation ?

Quand on parle d’auto-formation, on pense souvent à une formation menée en autonomie complète de façon isolée.
L’autoformation, c’est en fait une formation dans laquelle l’apprenant a clairement identifié les compétences et les connaissances qu’il souhaite acquérir ou développer. Il est donc capable de définir, du moins en partie :

  • Le contenu de la formation : les thèmes, les sujets au cœur de l’apprentissage,
  • Les ressources auxquelles il va pouvoir faire appel : référent, base documentaire, livres, vidéos, livre blanc, etc.
  • La méthode d’évaluation des acquis des compétences : tests, quizz, autodiagnostic…

Autoformation et AFEST

La posture de l’apprenant dans le cadre d’une AFEST est donc bien celle de l’auto-apprentissage. S’il n’est pas isolé et laissé sans ressources pour acquérir de nouvelles compétences, il doit avoir conscience, à chaque moment de son parcours, de ces trois points clefs afin de pouvoir se placer comme le moteur de son propre apprentissage.

Il participe donc, dès le début de l’AFEST à la création de son parcours de formation, à l’identification des ressources à sa disposition, et à l’élaboration des outils d’évaluation de sa montée en compétences.

LA POSTURE DE L’APPRENNANT AFEST : ÊTRE MOTEUR DE SA FORMATION

La motivation de l’apprenant : ingrédient clef de l’AFEST

La motivation et l’implication de l’apprenant est la condition principale du succès du parcours AFEST. Sans celle-ci, il y a fort à parier que le parcours ne touche jamais à sa fin, et ce pour une raison très simple : c’est à lui de porter le projet de formation et d’en être le moteur !

En gardant toujours à l’esprit les objectifs de progression fixés et les étapes du parcours, il doit être capable de mobiliser les différentes ressources pour se former et progresser au fur et à mesure des situations de travail aménagées.

Il ne peut donc attendre que l’expert lui explique comment faire au travers d’un exposé magistral, mais doit à l’inverse être acteur de son apprentissage, accepter de ne pas avoir toutes les réponses à ses questions avant d’essayer… Et donc accepter le risque de se tromper !

Les réflexes de l’apprenant AFEST

  • Interroger ses pratiques pendant, avant et après l’action,
  • Détecter les zones où ses connaissances ou compétences sont insuffisantes, aller chercher l’information qui lui fait défaut,
  • Essayer d’améliorer ses compétences directement en situation,
  • Prendre l’habitude de tracer ses succès et ses erreurs, afin de pouvoir formaliser ses apprentissages, et éventuellement pouvoir les partager avec les autres,
  • Évaluer les risques liés aux erreurs potentielles, et alerter l’expert lorsque ceux-ci lui semble trop grands afin d’aménager la situation de travail.

LA POSTURE DE L’APPRENNANT AFEST : ÊTRE CAPABLE D’APPRENDRE DE SES ERREURS

En finir avec le tabou de l’erreur

Dans les entreprises comme dans la vie privée, on considère bien souvent l’erreur comme un échec, et donc comme le coup d’arrêt d’une expérimentation ou d’une aventure… Pourtant, nous avons tous fait l’expérience dans nos vies privées ou professionnelles d’erreurs qui nous ont permis de mieux comprendre, de refaire, et donc de progresser !

Dans le cadre de l’AFEST, le droit à l’erreur est un impératif, car elles vont permettre bien souvent de progresser plus vite, à conditions d’être correctement analysées. Ces analyses se mènent en trois temps forts, décrits dans la vidéo « La posture de l’apprenant disponible au lien suivant :

Vous l’aurez compris, la posture de l’apprenant est résolument celle d’un acteur.
Grâce à sa motivation, au clefs de l’auto-formation et à un véritable droit à l’erreur, il est en mesure d’être le moteur de son apprentissage. Aux entreprises et à ceux qui la compose de changer de façon de penser la montée en compétences pour devenir une entreprise apprenante !

Et vous, que pensez-vous de rendre les bénéficiaires des formations acteurs de leur progression ?

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