CE QUE DIT LA LOI AVENIR PROFESSIONNEL SUR l’AFEST

19 décembre 2020
La loi Avenir 2018
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Réforme de la formation : la loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel

L’esprit de la réforme :

La loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel promulguée le 5 Septembre 2018 a apporté de profondes modifications au monde de la formation professionnelle.

L’une des principales mesures réside dans la définition même de ce qu’est une action de formation. Elle se définie comme « un parcours pédagogique permettant d’atteindre un objectif professionnel » pouvant être réalisée directement en situation de travail. 

L’objectif est donc de faciliter l’accès à la formation, mais aussi de faire en sorte que celle-ci soit la plus possible en cohérence avec des projets professionnels construits et définis. Elle concerne les salariés juniors comme séniors, apprentis et personnes en reconversion professionnelle.

L’AFEST s’inscrit dans cette démarche en mettant l’accent sur le lien qui existe entre formation et activité professionnelle, mais surtout en mettant au cœur des apprentissages des compétences qui permettent à chacun de développer son employabilité au sein de son entreprise comme sur le marché du travail !

Loi avenir professionnel : délimitons le cadre juridique de l’AFEST :

L’AFEST, comme toute action de formation doit :

  • S’inscrire dans le cadre d’un « parcours pédagogique permettant d’atteindre objectif professionnel » (Art.L. 6313-2)
  • Mettre à disposition des « moyens techniques et humains ainsi que des ressources pédagogiques » (Art.L. 6313-1).
  • Communiquer sur « les informations relatives à l’organisation du parcours sont rendues accessibles par le dispensateur, par tout moyen, aux bénéficiaires et aux financeurs concernés (Art. R. 6313-2). »

Enfin, n’oubliez pas que « la réalisation de l’action doit pouvoir être justifiée par celui qui la dispense par tout élément probant » (Art. R. 6313-3). Dans le cas de l’AFEST, c’est la trace des séquences de réflexivité qui permet de prouver que l’action de formation a eu lieu (et non plus la feuille d’émargement).

À ces principes généraux s’ajoutent les différentes phases de l’AFEST précisées dans le décret d’application (Art. D. 6312-3-2), à savoir :

  1. Avant le début du parcours, une enquête sur l’activité de travail doit être menée pour l’adapter à des fins pédagogiques. Il convient à ce moment de sélectionner les situations de travail pour lesquelles l’AFEST est particulièrement adaptée (situations de travail répétitives, impliquant des savoir-faire et des compétences propres à l’entreprise, etc.).
  2. Un formateur interne exerçant une fonction de tuteur et d’encadrant doit être désigné. Celui-ci doit être volontaire et motivé pour s’engager dans le parcours de formation. Son temps de travail doit également être aménagé afin qu’il puisse accompagner l’apprenant dans les meilleures conditions possibles.
  3. Des phases réflexives doivent être mises en œuvre et doivent être distinctes des mises en situation de travail. Notre article sur la réflexivité vous permettra d’en apprendre plus sur cette notion centrale de l’AFEST.
  4. Des évaluations récurrentes des acquis de la formation au regard de l’action de formation en situation de travail doivent être effectuées. Les grilles d’évaluations sont idéalement conçues en amont de la lancée du parcours de formation, par l’expert et par le salarié ce qui permet à chacun d’avoir toujours en tête les objectifs opérationnels de l’AFEST.

Une modalité de formation structurante 

Il ne s’agit donc pas d’une formation sur le tas dans la mesure où le parcours est défini en amont, et est véritablement structuré. C’est ce qui permet à la loi de reconnaître l’AFEST comme un programme de formation à part entière.
La formation traditionnelle est donc remplacée par un programme plus opérationnel, basé sur l’apprentissage de compétences concrètes et directement utilisables en situation de travail.

La bonne nouvelle pour votre entreprise ? Votre OPCO soutient cette évolution du cadre juridique de la formation professionnelle ! Il s’adapte à vos besoins et celui des apprenants, et vous apporte d’ailleurs un soutien financier dans cette démarche ! N’hésitez pas à le contacter pour en savoir plus ou à consulter notre article sur ce thème.

La loi incite donc chaque société, grands groupes, PME, TPE, start-up, à créer une véritable culture favorisant les pratiques d’apprentissages en situation de  travail. Le cadre légal qu’elle donne permet de créer des parcours de qualité, qui permettent une montée en compétences réelle des apprenants. 

La plupart des grandes entreprises américaines et du CAC 40 ont déjà adopté ces pratiques. C’est ce qu’on nomme la Culture Learning.

Et vous, pensez-vous que l’AFEST puisse vous permettre de développer une culture d’entreprise apprenante ?

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