QU’EST-CE QUE LA REFLEXIVITE ?

ANTI-DÉFINITION DE LA REFLEXIVITÉ

Réflexivité n’est pas évaluation

Les séances réflexives ne doivent pas être confondues avec des sessions d’évaluation.

Le moment de la réflexivité est celui de l’analyse des mises en situation, c’est ce qui permet de rendre les situations de travail apprenantes. En faire un moment d’évaluation d’objectifs quantitatifs ou qualitatifs est donc un contre sens, et risque de mettre en péril le bon déroulement de l’AFEST.

Réflexivité n’est pas debriefing 

Une séance réflexive n’est pas seulement un retour sur les actions menées par l’apprenant. Ce n’est pas seulement un récit factuel qui permet de faire un point d’étape sur l’avancement d’un projet. Il faut ensuite réussir à analyser le discours et les actions décrites pour en tirer des apprentissages. Il faut savoir passer du récit sur le travail à l’analyse de la situation de travail.

Réflexivité n’est pas conception de plan d’actions

L’analyse des situations de travail en séance réflexives ne doit pas donner lieu à la conception d’un plan d’actions correctives ou de progrès par l’accompagnateur. Tout l’enjeu est au contraire de réussir à faire en sorte que ce soit l’apprenant lui-même qui propose et trouve les solutions à mettre en œuvre. N’hésitez pas à consulter notre article sur le rôle de l’accompagnateur pour aller plus loin.

DÉFINITION DE LA RÉFLEXIVITÉ

Une pensée qui s’analyse elle-même

La réflexivité est une pensée qui a pour objectif de s’analyser elle-même. Comme lorsque l’on se regarde dans un miroir et que l’on inspecte son reflet, l’objectif de la réflexivité et donc de pouvoir analyser ses propres agissements et réflexions afin de les corriger, de les améliorer, et surtout d’en tirer des apprentissages.

Pour commencer, on revient donc su ce que l’on a fait, comment et pourquoi on l’a fait, ce que l’on a pensé, ressenti, les questions que l’on s’est posées, les solutions que l’on a trouvées, ce qui a fonctionné ou non. On analyse ensuite cette ensemble de faits, et l’on en tire des apprentissages, des méthodes, des axes de progrès. On se prépare pour être plus performant dans une situation similaire : c’est ainsi que se fait la montée en compétences.

Notez bien que ce sont les traces des séances réflexives qui permettent de prouver que la formation a bien eu lieu (et de déclencher les financements) : c’est bien que la réflexivité est le cœur de l’AFEST !


Un moyen de rendre les situations de travail apprenantes

Vivre une situation de travail ne suffit pas à apprendre. Cela semble évident, car sinon, nous ne prendrions jamais le temps de nous former, ni une fois dans la vie active, ni même en formation initiale.

Ce qui permet la montée en compétences réelle de l’apprenant, c’est donc bien l’alternance entre mise en situation et réflexivité. Celle-ci doit donc permettre à l’apprenant de se questionner sur :

  • Ce qu’il fait pour mener à bien ses missions,
  • Les décisions qu’il prend, la façon dont il arbitre, ce qui motive ses choix,
  • Les process qu’il applique ou non, les process qu’il crée en travaillant s’en parfois s’en apercevoir, etc.

Il s’agit donc d’être capable de porter un regard neutre et analytique sur sa propre action, de se dédoubler le temps d’une séance, afin d’améliorer ses pratiques, d’ancrer ses apprentissages, de mettre en place des autodiagnostic d’évaluation pour pouvoir trouver soi-même des solutions.

Évidemment, pour mener à bien se travail, l’apprenant est accompagné dans sa réflexion par un accompagnateur.

Un moyen de prendre du recul, de tracer et de souffler

Les entreprises et leurs salariés sont soumis à de fortes contraintes d’accélération. Les délais toujours lus courts pour abattre des charges de travail toujours plus importantes impose à chacun d’avancer à un rythme effréné.

Dans ce contexte, il est difficile de réussir à prendre de la hauteur de vue sur ses pratiques pour pouvoir les améliorer. Il est encore plus difficile de réussir à formaliser les savoirs et savoirs faire acquis, et qui constituent pourtant une grande richesse pour l’entreprise (qu’il est tragique de perdre à chaque départ de collaborateur).

L’AFEST permet de sacraliser le temps de la prise de hauteur, et donne une méthode pour tracer les différents savoirs. Plus encore, elle permet, grâce aux financement OPCO, de pouvoir investir plus sereinement du temps dans cet exercice fondamental.

MÉTHODE DE LA RÉFLEXIVITÉ

Pour mener une bonne séquence réflexive, nous vous conseillons de passer par les quatre étapes de la méthode FAST.

  1. F comme FAITS : vous invitez l’apprenant à revenir factuellement sur la situation de travail vécue.
  2. A comme Analyse : vous lui demandez d’analyser sa pratique : ses choix, ses décisions et leurs effets, ses ressentis…
  3. S comme Solution : vous lui demandez de trouver des solutions aux problèmes / difficultés qu’il a rencontrés ou de revenir sur les solutions qu’il a trouvé pendant la situation de travail.
  4. T comme Transfert : vous l’interrogez sur les compétences ou savoir acquis à adopter ou a transférer à d’autres situations.

La réflexivité est donc un outil central de l’AFEST qui permet de rendre les situations apprenantes en incitant celui qui doit progresser à porter un regard analytique sur sa pratique. C’est aussi un merveilleux moyen pour prendre du recul sur le quotidien de travail, amorcer des démarches d’amélioration continue, et de formalisation des savoirs implicites de l’entreprise.

Et vous, pensez-vous que cette méthode vous permettrait de progresser ?